Pollution à Grenoble : les consultations pour troubles respiratoires en augmentation au CHU

Le bassin grenoblois est une nouvelle fois confronté à un pic de pollution hivernal. © Maxppp – Maxppp

Saison 1 épisode 2… Après un premier pic de pollution de l’air qui s’est achevé dimanche, la Métropole Grenobloise est repassée en alerte ce mercredi, le seuil de cinquante microgrammes de particules fines par mètre cube d’air ayant été dépassé. Cette pollution atmosphérique entraîne une augmentation des troubles respiratoires (bronchites, bronchiolites) et une aggravation des maladies chroniques (pathologies cardiovasculaires et cancers).

Ça vous prend la gorge, cette année c’est pire que l’an dernier, en 2015, je n’avais pas tant souffert !

Atteint d’asthme sévère, José Alvez Dacruz souffre particulièrement depuis le début de l’hiver des pics de pollution. Ce peintre en carrosserie en invalidité depuis 2009 habite le village de Saint-Vérand, près de Saint-Marcellin, dans la vallée de l’Isère. Mais il passe plus de temps à l’hôpital que chez lui.

De plus en plus de consultations pour troubles respiratoires

José Alvez Dacruz est suivi par le Professeur Christophe Pison, chef du service de pneumologie au CHU de Grenoble. Ce praticien, lui-même atteint d’asthme sévère, met directement en cause la pollution aux particules fines dans « l’épidémie de bronchites, de bronchiolites, conjuguée à l’épidémie de grippe qui démarre ».

« C’est vrai que notre direction nous a indiqué que l’hôpital était sous tension donc ça nous a obligé à annuler des bilans programmés pour réserver nos forces, nos lits et notre plateau technique aux patients urgents. »

Les patients asthmatiques ne sont pas les seuls à souffrir de la pollution aux particules fines. « Les enfants, les personnes âgées, les gens qui ont des maladies chroniques, cancers, maladies cardiovasculaires, voient leur état s’aggraver, et parfois avec un pronostic qui est engagé », explique le Dr. Christophe Pison.

« On est dans une région des Alpes qui est très polluée, la pollution de l’air est donc un facteur de risques en plus et qui lui serait modifiable. Il faut accepter d’utiliser davantage les transports en commun. »

Source : Pollution à Grenoble : les consultations pour troubles respiratoires en augmentation au CHU

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