Mais que font les jeunes de leur agglo?

La psycho-sociologue Joëlle Bordet a présenté la restitution de sa recherche mardi dernier. Photo GreNews

La Métro (Agglomération Grenobloise) a souhaité réaliser une étude sur l’usage de l’agglomération grenobloise par les jeunes. Pour Joëlle Bordet, psycho-sociologue responsable du projet, l’objectif est de mieux comprendre cette jeunesse, afin de mettre en place de nouveaux projets pour mieux répondre à ses demandes et la réconcilier avec Grenoble et son agglo. 

« Il faut ré-investir l’énergie des jeunes dans leurs quartiers », insiste de son côté Joëlle Bordet, psycho-sociologue, responsable de l’étude sur « L’usage que font les jeunes de l’agglomération ». Avec l’aide de son équipe, elle a suivi 170 jeunes pendant un an, sur huit villes de l’agglomération : Grenoble, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères, Fontaine, Meylan, Domène, Vif et Saint-Egrève.

Elle fait le bilan d’une jeunesse diversifiée, qui a sa propre vision et son propre usage de l’agglomération grenobloise. « Pour une fois, le but n’était pas d’évoquer des problèmes de sécurité, notamment dans les quartiers populaires. L’objectif était plutôt de se concentrer sur la façon qu’ont ces jeunes de s’approprier l’agglomération, à travers leurs lieux de référence. Par exemple, ils connaissent l’arrêt de tram Chavant et de nombreux lieux privés, mais beaucoup moins les institutions publiques. »

Des jeunes qui semblent avoir une assez bonne image de leur cadre de vie. « Pour certains, les montagnes représentent un point de repère. Pour d’autres elles sont synonyme d’étouffement ». 

Enfin, ils regrettent des transports en commun trop rares la nuit, surtout en périphérie. Et si ils sont nombreux à exprimer une envie de quitter le territoire: « Ce n’est pas toujours un projet concret mais plutôt une envie liée à la crise, et à leur âge ». 

Concrètement, la Métro a compris qu’il fallait réconcilier ces jeunes avec les institutions publiques. « A Grenoble, beaucoup d’évènements culturels existent, mais ça ne suffit pas. Ils ont besoin d’avoir un lieu symbolique qu’ils identifieront », explique Joëlle Bordet. Après l’école de la deuxième chance,  Morad Bachir-Cherif rappelle le prochain projet en cours : l’ouverture d’ici un an d’un lieu dédié aux associations, à la jeunesse et aux actions culturelles, dans les anciens locaux du « Brise-glace », dans le quartier Bouchayer-Viallet. Le projet est mené par la Ville de Grenoble, en association avec Cap-Berriat et Mann’art. « L’idée est de centraliser l’action en un lieu de rencontre spécifiquement pour les jeunes », explique le vice-président de La Métro.

viaFil Info | Grenoble : mais que font les jeunes de leur agglo?.

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