Les solutions pour diminuer la pollution selon Air Rhône-Alpes

Alors que les épisodes de pic de pollution semblent se généraliser, les collectivités réfléchissent à de nouvelles mesures pour améliorer la qualité de l’air. Tour d’horizon des différentes solutions, déjà mises en place ou en projet.

1) Limiter la vitesse

C’est la seule disposition qui est actuellement établie par la loi et à laquelle la région est désormais habituée. Lorsque l’alerte pollution est enclenchée, la préfecture impose de baisser la vitesse de 20 km/h, d’où la multiplication des affiches et panneaux indiquant de rouler à 70 km/h. Ce chiffre est considéré par l’Observatoire de la qualité de l’air comme la vitesse optimale pour émettre le moins de polluants. Mais dès lors que le chauffage est le principal contributeur d’émissions de particules, en quoi est-ce que cette restriction est-elle efficace ? « Elle permet de limiter l’ampleur du phénomène et les effets sur les personnes vivant près des voiries » explique Stéphane Socquet. « Ces personnes subissent une double peine : l’effet des particules émises par les chauffages non performants et celui des transports polluants. En agissant sur la circulation, on minimise l’impact ».

2) Sanctionner les véhicules polluants

L’idée n’est pas nouvelle et va bientôt faire l’objet d’expérimentations, dans le cadre de la loi programmatique Grenelle 2. Ces zones, qui restreindraient la circulation de certains véhicules en fonction de leur taux d’émissions, permettraient « sans aucun doute d’améliorer la qualité de l’air dans la ville », estime Stéphane Socquet. L’interdiction d’accès au centre-ville se ferait à partir d’un classement en cinq groupes des véhicules en fonction de leur niveau réglementaire d’émissions de gaz et de particules. En plein débat sur la taxation du diesel, sujet éminemment épineux, la proposition est sérieusement envisagée par le gouvernement mais risque de ne pas faire l’unanimité auprès des conducteurs les plus modestes.

3) Inciter à de nouveaux modes de chauffage

Le chauffage individuel au bois étant responsable à lui seul de près de 45 % des émissions de particules fines, cette idée semble être la plus logique. Mais jusqu’à présent, aucun dispositif contraignant n’a été mis en place dans ce sens. « La proposition d’interdire la vente ou l’utilisation de certains appareils non performants a déjà été évoquée » souligne Stéphane Socquet. La mesure a d’ailleurs déjà été actée en Haute-Savoie, où un arrêté préfectoral impose que les chauffages ne dépassent pas un certain seuil d’émissions de poussières, lors de l’acquisition de nouveaux appareils. Outre ce dispositif, l’Ademe (agence de l’Environnement et pour la maîtrise de l’énergie) a mis en place un “fond chaleur” dans la vallée de l’Arve pour aider au remplacement des chauffages au bois non performants. Une subvention qui permettrait dans cette zone le renouvellement de 60 % des équipements et la réduction de 50 % des émissions de particules. Dans le cadre de la révision du Plan de protection de l’atmosphère, l’agglomération grenobloise réfléchit elle aussi sérieusement à cette solution.

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